samedi 17 mars 2018

Visite de Boucau (3)


Place Sémard :

Comme je l’ai déjà dit cette place s’appelait jusqu’en 1945 Jean Bourgeois.
Parlons des différentes maisons :

Maison Joanichon

La boucherie :
C’est la plus ancienne, elle a été construite par Joanichon de Sallenave, qui fut le premier Sallenave nommé pilote le 27 janvier 1645.
Son petit-fils Jean Estienne de Sallenave vend la propriété le 14/8/1714 à Marie Lesboyries, veuve de Raymond Gardères.
Achat de la maison par Paul Gauget le 25/6/1730
Achat en 1745 par François Morancy, entrepreneur des ouvrages de la Barre.
En 1780 Jean Laborde est le nouveau propriétaire.
Après plusieurs changements de propriétaire la propriété revient dans la famille Laborde.
Son héritière Mme Hermosa vend une partie de la maison à Charles Camouseigt commerçant boucher à Boucau le 10/8/1936.
Le 3/12/1959 acquisition du bâtiment par André Testemale.


La même maison en 1900
La pharmacie :
C’était à l’origine un bar, buvette de la gare, tenu en 1921 par Carmen Hernandez veuve d’Etienne Lassalle.
Jean Lalanne tient ensuite le café.
Il est remplacé en 1934 par Anna Pruilho épouse Darricarrère.
En août 1934 Salvat Lajus est le nouveau tenancier
Le café est le siège de la Boule Boucalaise.

Les deux maisons qui suivent sont beaucoup plus récentes, elles ont été construites par Monsieur Raoul Labarthe sandalier et marchand de chaussures.
Il avait acheté le bien de Madame Hermosa (Héritière de la famille Laborde) le 12/9/1922. Il y avait fait construire la maison (maison Morena) où il exerçait son commerce de sabotier et marchand de chaussures.
En 1943 il cède son commerce de marchand de chaussure à Henriette Daguenet.
Le terrain à côté sur lequel est érigée la maison des architectes, a été acheté par monsieur Pouymayou camionneur grainetier le 3 juin 1931 à monsieur Labarthe.



La villa Bel-Air


Construite sur la propriété Joanichon par François Morancy au milieu du 18ème siècle. Elle est ensuite acquise par Jean Laborde vers 1780.
Ce dernier y fait construire une chapelle dans laquelle il est enterré
« Ci-git Jean Laborde ex-architecte et entrepreneur des travaux du Roy aux fortifications de la Barre du Port de Bayonne né le 22 janvier 1739, décédé le 6 avril 1795. Priez pour lui. »
C’est cette chapelle qui servira de lieu de culte avant l’édification de la première église en 1862.

Son petit-fils Auguste Laborde deviendra maire de Boucau en 1874, il le restera jusqu’en 1886. C’est lui qui va embellir le château.
Il est également connu comme traducteur des fables de La Fontaine en Gascon.
Son neveu Emile Bonneton sera également maire.
Les petits-enfants de Madame Hermosa, sa descendante, vendront les propriétés de Bel-air, des ingénieurs et celles du quillet en 1952 à Etienne Dufau (dit Boudou) joueur du Boucau-Stade d’avant-guerre parti jouer au XIII à Cavaillon.

L’enclos de Millet :

L’ensemble des maisons appelé "Enclos de Milhet" appartenait au 17ème siècle à Bernard de Milhet qui était chargé, par le corps de ville de Bayonne, d’entretenir les digues de l'embouchure de l'Adour.


A la fin du 17ème siècle la maison appartient à la famille Sallenave. Antoine Sallenave, un cousin du pilote major dont nous parlerons avec Peloste, vend la propriété en 1763 à François Morancy. En 1782 Jean Laborde l’achète. Au décès de ce dernier, ses enfants vont se partager ses biens. Sa fille Jeanne Sccholastique Laborde, épouse Godefroy, vend l’enclos de Milhet en deux propriétés distinctes : la première à Martin Lannes, pilote et la seconde à Vincent Lafourcade (La Terrasse).
La partie nord de la propriété appartenant à Lannes sera portionnée une première fois en 1843. La maison où est le Crédit Agricole est vendue à la maison Froment, négociant à Bayonne. Le reste est acquis, à la chaleur des enchères en 1885 par messieurs Thubé et Destrac. En 1869 François Novion achète à l’entreprise Froment la maison de Milhet (on l’appelle ainsi sur les actes) pour y installer son commerce de boulanger, qu’il exerçait auparavant, maison Joanichon. A son décès en 1901, la maison est acquise par Dominique Morin. La fille de ce dernier épousera le docteur Mélin.
Les consorts Thubé et Destrac vont se partager les biens. Pierre Dupacq va acheter en 1923 une partie du bien.
La partie sud achetée on l’a vu par Vincent Lafourcade (la maison Lallemand) va rester dans la famille jusqu’au décès de Monsieur Rogers en 1940. La partie boulangerie et salon de coiffure sera acquise par Joseph Couret.

Bar l’Estival :


Le 1/7/1886 c’est la création dans ce lieu de la poste de Boucau. Le bail s’arrête le 31/5/1895 et les propriétaires ne veulent plus louer à l’administration.
C’est pour cela que le café va s’appeler, buvette de la gare.
Avant le 1/10/1917 il appartenait à Mr et Mme Lalanne
Le 1/10/1917 vendu à Valentin Soules (fils de Valentin et de Marie Hausséguy)
Il est vendu le 22/4/1930 à Marie Castaings épouse Libier
Le 1/12/1956 c’est Germain Clabète (ancien joueur du Boucau-Stade) qui en est le propriétaire.

Le bâtiment suivant qui comprend un petit local et le crédit agricole.

Au début du siècle dernier il y avait trois commerces :
1°) Une boulangerie, transformée en épicerie tenue par Marie Hausseguy (épouse divorcée de Valentin Soulé). En 1931 elle cède le fonds de commerce de vente de fruits et comestibles à Gonzalo Martin.
Sous le nom « Au Friand » le magasin sera longtemps la propriété de la famille Martin. Personnage brocardé dans la revue « Bonjour Boucau » en 1949.
2°) Un café dit « buvette de la gare ». Il appartient en 1916 à Jean Barsalère. Il vend le fonds le 22/1/1916 à Claude Charton. En 1919 Marguerite Dicharry son épouse le gère. Après leur divorce Claude Charton lui vend le fonds le 17/1/1927.
Joseph Couret qui veut s’agrandir rachète le commerce en 1930
3°) Une manufacture tenue par monsieur Labarthe. Les époux Perlant vont racheter ce fonds pour ensuite le vendre en 1923 à leur fille et gendre : Marie Louise Perlant et Joseph Couret.

Bureau de tabac :
Depuis la fin du 19ème siècle c’est Cyprien Latapie qui en est le propriétaire. Après son décès le 20/9/1912, le bureau de tabac est vendu à Jean Baptiste Celhay qui était buraliste à Saint-Palais.
Le 8/1/1924, il vend le bureau de tabac à Pierre Clément Durcos.
Jean-Baptiste Celhay est le père de Maurice Celhay, qui débuta au rugby au Boucau-Stade, avant de jouer à l’Aviron Bayonnais et de devenir international.



Boucherie :
Dès 1895 Jean Bompas s’installe comme boucher dans ce local. Le 18/1/1924 il cède son commerce à Justin Isidore Camberabero qui va exercer jusqu’à sa retraite (il est mort en 1964). La famille Lacoste a ensuite tenu la boucherie. C'est actuellement un institut de beauté

Boulangerie :
Dès le début du 20ème siècle on trouve à cet endroit une épicerie
« L’épicerie bayonnaise » appartenant à Célestin Gueçarrague, qui tenait un autre magasin, à Bayonne 11 rue Poissonnerie.
Le 2/9/1907 l’épicerie est vendue (sous seing privé) en faveur de Pierre Paul Dupacq. Son fils va prendre la suite en 1945.
Après on trouvera un commerce d’électroménager tenu par G. Thillier.
Ce sera ensuite Charles Devant qui installera une boulangerie-pâtisserie.


Coiffeur :
C’est que sera installé le bureau de poste de Boucau dès 1895.
En 1904 la poste déménage pour aller derrière. MME Rogers ne va pas rester longtemps sans locataire.
Martin Cazenave s’installe comme coiffeur dès 1904. A son décès en 1921 le bail est repris par Paul Cocoynacq qui va rester très longtemps dans ce local.




Visite de BOUCAU (2)


La maison la Cantine :

Vers la fin du 17ème siècle elle s’appelait « Jean de Barre » (indication de la Barre de l’Adour) et appartenait à la famille Sallenave (une famille de pilotes)
On l’appellera plus tard « Cantine », car pendant les travaux d’endiguement de l’Adour, il y avait tellement d’ouvriers que pour les nourrir certains on créera une « cantine » dans cette maison.
En 1823 elle est achetée par Pierre Lacouture entrepreneur de travaux publics, qui sera en 1857 le premier maire de Boucau. C’est dans cette maison, que vont avoir lieu les premières réunions municipales en attendant la construction de la mairie en 1879.

 Avant d’appartenir au docteur Doit, cette maison était la propriété de la famille de Olave, héritière des  Lacouture.

On devine la maison derrière les feuillages

Hôtel de la Terrasse :

Dès le 18ème siècle il existe une auberge à cet endroit. Cette maison portait le nom de Lallemand (nom des occupants des lieux).
En 1798 la maison est acquise par Jean Lafourcade. Elle va rester dans la famille jusqu’au décès du dernier descendant : Jean Eugène Rogers, mort en 1940 sans descendant.
Dans cette auberge il y avait déjà à cette époque une salle de bal. Un tragique fait divers s’y déroula le 28/4/1822, Jean Lafourcade y fut assassiné par Alexandre Loubière au cours d’un bal. Alexandre Loubière fut condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’Assise des Landes (Tarnos est dans les Landes). Il est décédé au bagne de Rochefort en 1827.

La salle de Bal a été transformée vers 1945 et a pris le nom de Boléro.

Voici le nom des différents hôteliers que j’ai trouvé :
1907 Valentin Soulé ; 1913 Marie Hausseguy ; 1919 Claude Charton ; 1922 Isidore Sorçabal dit Dongaitz (pilotari) ; 1922 Louise Louis ; 1928 Joseph Sorçabal dit Dongaitz frère d’Isidore
« A quelque temps de là, il se rendit acquéreur d’une affaire importante, l’hôtel de la Terrasse au Boucau. Une douzaine de chambres une vaste salle avec trois jeux de billard anglais, une grande terrasse et une salle de bal. De quoi s’occuper et occuper du personnel …. Il était l’idole de ses clients qui l’avaient surnommé « Le Turc » … »  citation tirée de l’ouvrage « Ils étaient les meilleurs » par Chipistey.
1928 Alfred Darriberouge ; 1941 Joseph Pommiro ; 1948 Daniel Carrère.

Le Cinéma Fémina:

Le 22 mai 1914 inauguration du cinema Fémina, construit par Mr et Mme Rogers.

Le cinéma est détruit par un incendie le 27/10/1935.
Il reste un pan de mur et le couloir d’accès à la salle.


Je fais suivre ici un lien avec un article concernant Hureous que j'ai publié sur mon autre blog Attrapemémoire. https://attrapememoi...