mardi 31 janvier 2017

Place Sémard

Voici des photos de la place Sémard



Je pense dans les années 1950




Entre 1970 et 1980

L'usine Saint-Gobain

L'usine Saint-Gobain, construite à partir de 1900 par la compagnie Saint-Gobain, Chauny et Cirey, fabrique des engrais superphosphates. Elle comptera en pleine activité, 250 personnes. jusqu'en 1930, les ventes de superphosphates augmentent, mais à partir de cette date, elles diminuent progressivement et de façon très importante dans l'ensemble du Sud-Ouest. L'usine fermera ses portes en 1950.


Le Bois Guilhou

En 1587, le bois Guilhou et Mousserrolle ne forment qu'une seule et même propriété qui appartient à Martin de Laclau, bourgeois bayonnais. On peut voir dans le patronyme du plus ancien propriétaire l'origine du nom actuel: Laclau.


Tout au long du 18ème siècle, la propriété appartient à une famille d'origine blésoise, les Lacourtaudière. En 1806, elle est vendue à des négociants israélites de Saint-Esprit: les Suares. Quand en 1824 monsieur Rives achète la propriété, elle n'a pas son étendue actuelle. C'est lui qui va l'agrandir en 1844 grâce à l'apport de la propriété de Grazincau. Il y commence la construction vers 1830 du "château".
En 1874, Ernest Guilhou, fils de Numa Guilhou, célèbre homme d'affaires et banquier du Second Empire, acquiert la propriété. Il possède à Mières del Camino, village situé en Espagne (Asturies), des mines et une usine sidérurgique, il est immensément riche. C'est lui qui aménage le château et donne au parc la splendeur que lui ont connue les anciens boucalais. Ses deux filles, Marta et Henriette, épouseront des nobles espagnols.


Le 20 juin 1932, le château est ravagé par un violent incendie. Pendant un demi-siècle, les murs noircis du château garderont le souvenir d'un prodigieux passé. 


Il sera rasé en 1986. Le domaine de Laclau est la propriété du département des Pyrénées-Atlantiques.


Ernest Guilhou propriétaire du domaine Laclau début 20ème siècle

Documentation: 
Mémoire en images Boucau et Tarnos par Jean-Pierre CAZAUX aux éditions Sutton 2001
Documentation personnelle et documents d'Auguste Pegnier à la bibliothèque municipale de Boucau

mercredi 18 janvier 2017

La Terrasse (fin)

Le 24/11/1922 Isidore Sorçabal dit Dongaitz, pelotari est le nouveau propriétaire, il est né à Urrugne le 26/1/1891, fils de Jean et de Marie Etcheverria.

Le 5/7/1923 Marie Louise Louis est la nouvelle propriétaire. Elle est née à Ayherre le 17/12/1900. Je pense qu’il s’agit d’une relation d’Isidore Sorçabal

Le 5/4/1928 Joseph Sorçabal dit Dongaitz (frère d’Isidore) se porte acquéreur de l’affaire. Chipitey en parle dans son livre « Ils étaient les meilleurs »

« A quelque temps de là, il se rendit acquéreur d’une affaire importante, l’hôtel de la Terrasse au Boucau. Une douzaine de chambres une vaste salle avec trois jeux de billard anglais, une grande terrasse et une salle de bal. De quoi s’occuper et occuper du personnel …. Il était l’idole de ses clients qui l’avaient surnommé « Le Turc » … »

Le 30/11/1928, l’affaire est reprise par Alfred Darriberouge, né à Boucau le 3/2/1900, décédé à Tarnos le 15/9/1966. Il est le fils de Louis et de Marie Maument. Il épouse à Tarnos le 6/5/1921 Marie Jeanne Bertrix.
  

Le 23/11/1941, le nouveau propriétaire est Jean Pommiro né à Hasparren le 19/8/1899.

Enfin le 19/1/1948 c’est Daniel Carrère né à Saint Martin de Hinx le 18/6/1909 qui reprend les rênes de l’affaire. Il est décédé à Biarritz le 14/2/1980. Il avait épousé à Tarnos le 27/9/1941 Armande Darrigues.




La Terrasse (suite)

C’est à partir du début du 20ème siècle que l’on peut suivre les différents cafetiers qui ont tenu l’hôtel-restaurant

Le 18/11/1907 C’est Monsieur Valentin Soulé (Soules à l’état-civil) qui est le propriétaire. J’ai retrouvé le livre de police dont voici un extrait ci-dessous.


Jean Valentin Soules est né à Dax le 8/5/1861, fils de Jean Baptiste et de Marie Dupoy. Il est représentant de commerce quand il épouse à Biarritz le 9/8/1898 Marie Hausseguy, née à Biarritz le 16/5/1869, décédée à Boucau le 6/9/1957. Le couple divorce le 19/11/1901. Je ne sais pas depuis quelle année Jean Valentin Soules est propriétaire de La Terrasse. Cet établissement est également hôtel Hauuseguy, du nom de son épouse ?
Jean Valentin Soules est décédé à Pau en septembre 1912, comme l’indique un entrefilet du « Courrier de Bayonne » du 23/9/1912
« Valentin Soulé propriétaire de la Terrasse, ancien conseiller municipal de Boucau et ancien rédacteur correspondant de la France, est décédé à Pau jeudi dernier »


Le 31/12/1913 Bail par Mr Rogers en faveur de Marie Hausseguy. Il s’agit de l’épouse divorcée de Jean Valentin Soulé.


Le 18/10/1919 c’est Claude Charton qui reprend l’affaire. Il est né à Boucau le 27/1/1885, fils de Laurent Charton, lamineur, venu du Creusot pour travailler aux Forges de l’Adour, et de Marceline Ortet. Il épouse à Boucau le 5/10/1913 Marie Ditcharry. Ils vont divorcer en 1926 et cette dernière épousera Pierre Bonpas (le fils du boucher de la place Jean Bourgeois). La sœur de Claude, Marguerite, épousera le 27/4/1914 à Boucau Miguel Autesserre, né à Sarlat, joueur et dirigeant du Boucau-Stade.


La Terrasse (suite)

Catherine Lafourcade, fille aînée et seule héritière de Vincent Lafourcade (mort à Tarnos le 26/7/1801) et de Catherine Beheity (morte à Tarnos le 8/4/1823), épouse à Tarnos le 12/11/1810 Nicolas Gras, pilote de chaloupe. Il est né à Marennes (17) le 19/1/1785, il est le fils de Nicolas Gras et de Henriette Logue. Elle est décédée à Tarnos, maison Lallemand le 6/12/1824.
Elle fait son testament retenu par Cassolet, notaire à Saint Esprit, le 27/11/1824, dans lequel elle lègue l’usufruit de la moitié de ses biens à son mari et constitue ses enfants pour ses héritiers. Ses enfants sont : Catherine née à Tarnos le 14/5/1811, Marie Anne née à Tarnos le 28/7/1814 et Catherine Amélie née à Tarnos le 18/10/1819, elle est morte à Tarnos le 2/8/1847, célibataire. Les deux autres filles vont se marier, la première à Tarnos le 22/2/1835 avec Joseph Désirat et la seconde à Tarnos le 13/10/18139 avec Louis Marie Napoléon Eugène Bourgeois, fils de Jean Bourgeois, pilote de la Barre.
Nicolas Gras va épouser en secondes noces à Saint Esprit le 29/7/1825 Marie Desirat, et de cette union va naître entre autres Marie Caroline Gras. Elle est née à Tarnos le 14/8/1830.


Extrait du plan cadastral de Boucau en 1854

Nicolas Gras est décédé à Tarnos le 19/11/1852. Sa veuve Marie Desirat fait le partage des biens de son époux avec ses enfants et ceux du premier lit par acte retenu par Doussy, notaire à Saint Esprit le 4/7/1853. Par cet acte elle est l’unique propriétaire de l’auberge Lallemand. Le 16/11/1875, par acte retenu par Magnelli notaire, elle la vend à sa fille Marie Caroline et à son époux Jacques François Rogers.
Monsieur et Madame Rogers vont exploiter l’auberge Lallemand. Monsieur Rogers est mort au Boucau le 17/1/1892, son épouse Marie Caroline Gras est décédée au Boucau le 9/11/1906.


Jean Eugène Rogers est le fils unique du couple. Il est né à Boucau le 11/5/1872, il y est décédé le 4/8/1940. Il s’était marié deux fois, la première à Marseille le 29/10/1903 avec Anne David décédée à Boucau le 28/7/1908, et une deuxième fois avec Jeanne Louise Guindani à Marseille le 11/10/1913. Elle est décédée à Boucau le 22/1/1939. Jean Eugène Rogers est mort sans descendants à Boucau le 4/8/1940, faisant de son héritière Jeanne Dulong, épouse de Claude Blain.

La Terrasse (suite)

Un évènement douloureux va survenir dans l’auberge. Jean Lafourcade va y être assassiné le 28/4/1822, il était âgé de 29 ans. Que s’est-il passé ? Comme tous les dimanches un bal était organisé dans une salle dépendant de l’auberge, un ménétrier avait été engagé pour jouer de la musique et faire danser les participants.
Le bal était privé et vers les six heures du soir le dénommé Alexandre Loubière s’y introduisit et dit au musicien d’arrêter la valse et de plutôt jouer une contredanse. Il se fit expulser de la salle par le fils de la propriétaire Jean Lafourcade, mais il revint plus tard avec des idées de vengeance. Mais laissons parler Martin Bousquet témoin de la scène.

« … qu’environ une demi-heure après arriva ledit Loubière armé d’un gros bâton … qu’étant arrivé dans la salle de bal il lança un coup de bâton sur le nommé Damestoy qui ne l’atteignit que sur le chapeau, qu’aussitôt le nommé Dordezon saisit Loubière pour le séparer, que Dordezon fut blessé au même instant d’un coup de couteau que ledit Loubière lui donna dans le bas-ventre …. Ledit Lafourcade s’avançant pressant Alexandre Loubière vers la porte, et il lui dit de se retirer, et ledit Alexandre lui donna un coup de couteau dans le bas ventre qu’aussitôt ledit Lafourcade portant une main sur la partie blessée s’en fut chez lui criant « Mon Dieu, mon Dieu … et qu’il mourut en un quart d’heure… »


Alexandre Loubière fut condamné par la cour d’assises des Landes le 20 juillet 1822 aux travaux forcés à perpétuité, il sauva sa tête car le jury ne reconnut pas la préméditation. Il fut exposé et flétri des lettres TP d’une empreinte avec un fer brûlant sur l’épaule droite. Il est mort au bagne de Rochefort le 18/7/1827.

La Terrasse (suite)

La maison « Lallemand » est déjà une auberge au milieu du 18ème siècle. Vincent Lafourcade y est aubergiste, quand le 12/2/1788 il porte plainte contre Jean Bon et Laurent Bascazeaux pour coups et blessures. En effet ces deux personnages étant rentrés dans l’auberge, avinés, ont roué de coups Vincent Lafourcade qui refusait de les servir. Voici un extrait de la plainte déposée par Vincent Lafourcade auprès du procureur fiscal de Saint Martin de Seignanx :

« … le suppliant s’aperçut que ces particuliers avaient bu assez, leur refusa le tout, ce refus porta ces deux particuliers à injurier le suppliant d’une façon ignoble, le traitant de foutregueux, coquin, jean foutre, qu’ils lui feraient donner du vin par force. A ces propos le suppliant voulut leur représenter que c’était à tort qu’ils le maltraitaient ainsi, ledit Laurent s’emporta d’une manière extraordinaire, se jeta sur lui, lui lâchant 10 coups de poing, lui déchirant ses vêtements, même la chemise, et vraisemblablement ces deux particuliers l’auraient tué, sans le secours de plusieurs personnes qui accoururent, le débat occasionna un autre dommage au suppliant, plusieurs bouteilles pleines de vin et vides furent cassés ainsi que plusieurs assiettes et pots de terre… »
(Archives des Landes 4 B 488)


On ne sait si Vincent Lafourcade obtint réparation. Il s’était marié par contrat retenu le 13/3/1787 par Damestoy notaire de Bayonne avec Catherine Hiribarren Beheity. Le couple aura six enfants, tous nés à l’auberge. Quatre enfants vont décéder en bas âge, les deux survivants sont : Catherine Lafourcade née à Tarnos le 1/4/1792 et Jean Lafourcade né à Tarnos le 18/8/1793.

La Terrasse

L’hôtel de la Terrasse:

Sur le plan de 1782 conservé à la Chambre de Commerce de Bayonne, il existe une construction à l’emplacement de la Terrasse, on constate également la présence en 1810 sur le cadastre de la commune de Tarnos (section de Boucau) du même bâtiment. L’ensemble de ces bâtiments formait « l’enclos de Milhet » que nous étudierons avec la place Sémard.

A la fin du 18ème siècle l’enclos de Milhet appartenait à Jean Laborde entrepreneur du roi pour les ouvrages de la Barre. Il est mort à Bayonne le 17 germinal an 3 (6/4/1795). Après son décès ses propriétés sont partagées entre ses deux enfants. La Terrasse avec une maison contiguë est attribuée Jeanne Scholastique Laborde épouse Godefroy. Cette maison qui portait le nom de « Lallemand » (nom des occupants du lieu) est vendue à Vincent Lafourcade, aubergiste de Tarnos le 23 floréal an 6 (15/5/1798) par acte retenu par Depeton, notaire à Bayonne. La vente est faite pour 2400 livres.
« … vente d’une maison bâtie à un étage appelée Lallemand, faisant partie de la maison Millet avec un jardin et une cour, clos par trois côtés de mur, le 4ème côté fermé par une palissade…. Confrontant du levant à une terre vague appartenant à la citoyenne Lannes, chemin entre deux ; couchant aux quais ; midi à terre vague de la République et nord à terrain vague vendu au citoyen Lannes… »

La maison va rester dans la famille Lafourcade jusqu’au décès du dernier descendant Jean Eugène Rogers sans héritiers directs.

mardi 17 janvier 2017

Boucau en 1819

Voici la liste des maisons du Boucau établie d’après le recensement de Tarnos de 1819 conservé aux Archives des Landes

Quartier du Boucau :

Rey,  la Montagne, Moustache, Petit Nanot, Duc, Nanot, Barromes, Martin Magre, Mariette, Barthassot, Maysouote, Pey Lartigue, Panjas, Bitille, Larribau, Jouanoulet, Estanquet, Laboulitte de haut, Peclerq, Prucon, Laboulitte de bas, Gonteyres, Badery, Junca, Dubesin, Souston, Petit Canelle, Grand Canelle, Cousières, Peloste, Pontnaou, Tauzia, Grazincau, Petit Laclau, Laclau, Prisse, Moulin d’Esbouc, Lacabe, Lamaison, Mousserolle, Tirette, La Brannere, Moutic, Lalanne, Cinq-Cantons, Petit Bouche, Loubière, Direction, La Cantine, La Loge, La Chapelle, Gondrines, Petite Maison, Bureau de Tabac, Pitarré, Lafourcade, Millet, Jouanichon, Dulos, Tuilerie, Batteries.


Quartier de Romatet :

Lassus, Laporte, Sorde, Dulord, Cousté, Seglas,  Layous, Coumères, Petit Sauboua, Pachieu, Laproye, Petit Arey, Petit Mont, aux Taillats, Loustau, Cazenave, Jourjeanne, Heucas, Herlin, Brocq, Lelebe, Broussuse, Frère, Claussot, Lanuscon, Petit Lartigue, Bergé, Lalanne, les Artigasses, Canditte, Peyret, Lille, Pichos, Petchou, , Minjon, Sallenave, Bellecave, Bascazeaux, Maisonnave, Montestrucq, Laborde, Petit Frère, Lahillade, Jacottes, Petit clincart, Jouandic, Bernadic, Cambrac, Sauboua, Lassus, Hureaux, Matignon.


J’ai essayé de conserver l’orthographe du rédacteur.

Dans des prochains articles je donnerai la liste des habitants par maisons.

mercredi 11 janvier 2017

La petite mer et la digue


La petite mer en 1958






La plage entre les deux digues

La Gargale


La bar de la Gargale rue Charles de Gaulle

L'hôtel de la Terrasse

Je suis en train de préparer un article sur cet hôtel qui existait déjà en 1788. En attendant voici quelques photos.



La Terrasse vers 1900



La Terrasse dans les années 1970

Le Breezand

Le Breezand est un bateau hollandais qui s'est échoué sur la plage de Tarnos en 1957. Je donnerais plus de détails dans un prochain article.


La cheminée de l'usine Saint Gobain

Il s'agit de photos prises par Serge Perceau, photographe à Boucau dans les années 1960. 
La destruction des cheminées de l'usine Saint Gobain est spectaculaire. Je reviendrais sur cette usine dans un article plus détaillé.





Boucau, hier et aujourd'hui

Le conseil communal des jeunes de la ville de Boucau avait publié un "ABCDAIRE Boucalais" en 1997. Sur la quatrième de couverture on pouvait trouver ces photos. (la photo du bas date de septembre 1997)


Aujourd'hui on retrouve les mêmes maisons, mais l'organisation de la place n'est plus la même.


samedi 7 janvier 2017

La Cale

Voici deux photos de 1979 concernant les vestiges de l'ancienne cale à la place Sémard




Ce sont des documents conservés à la bibliothèque de Boucau 
ayant appartenu au regretté Auguste Peigné

L'ancien vélodrome

Maison La Direction

Cette propriété est vendue par Jean Lassalle dit Tauzia, laboureur de Tarnos, le 13/5/1736, à Paul Gaujet entrepreneur des ouvrages de la Barre. Il va y édifier la maison des ingénieurs, ou Direction, car le Directeur des fortifications, responsable des travaux de la Barre, y demeurait. François Morancy en est propriétaire en 1750. A la mort de Jean Laborde le 4 thermidor an 3 (22/7/1795), cette propriété est héritée par François Laborde. Le cadastre de 1810 la trouve, entre les mains d’un dénommé Bouche, tonnelier. Cette maison est vendue aux enchères publiques le 14/6/1827, par les héritiers Bouche. 


Vue de l'ancien Hôtel de la Direction, devenu l'hôtel Terminus (qui faisait également cinéma) actuellement supermarché Leader-Price.

C’est François Laborde qui s’en porte adjudicataire. Monsieur Emile Bonneton, ancien maire de Boucau, en est propriétaire à la fin du 19ème siècle. En 1899, il loue à Monsieur Dartigue, une partie de la propriété pour servir de vélodrome. Le Courrier de Bayonne du 25 mai 1899 salue l’évènement
« C’est le dimanche 28 mai prochain que le Boucau, qui ne se refuse plus rien, inaugure son vélodrome qui prend le titre de vélodrome de l’Adour ».
Le dimanche suivant c’est l’inauguration du jeu de pelote par une partie internationale. Ainsi en 1901 y verra-t-on une partie entre la vedette française de l’époque Chiquito de Cambo et le champion Espagnol, Arrue. 


 On aperçoit sur la droite les vestiges de la piste du vélodrome

Le 29/10/1937 le vélodrome est vendu par Mme Maria Teresa Fernandez y Melchior veuve San Miguel à la commune de Boucau. Le 21/12/1937 commencent les travaux de démolition. La Courrier de Bayonne en fait un compte rendu :

« Le vélodrome ces deux mots évoquent une part importante de la vie sportive du Boucau durant un quart de siècle. Avec sa haute frondaison, il fut le cadre charmant où se réunissaient les fervents de la bicyclette, de l’athlétisme, de la gymnastique et de la pelote basque au grand chistéra. Dans quelques jours il ne sera plus qu’un souvenir, évoqué avec mélancolie par les plus de 40 ans. Aujourd’hui les terrassiers le démolissent. Les virages abattus, les fossés comblés, les modernes urbanistes y élèveront, en effet un beau bâtiment qui comprendra une salle des fêtes, une salle de réunion et une bibliothèque. »


Ce sera l’Apollo. La maison de la Direction est transformée en hôtel et en cinéma : le Terminus, dont les gérants sont en 1912 monsieur Reigner et en 1920 Monsieur Capdeville. Nous reviendrons en détail sur le Terminus et sur l'Apollo. 

La place Sémard (4)

La maison La Cantine

Il s’agit de la belle maison bourgeoise située derrière la place Peri.

Cette propriété s’appelait au début du 18ème siècle Jean de Barre, en 1741, elle appartenait, après bien des procédures, au Pilote Major Dominique Sallenave. C’était l’époque des grands travaux sur la barre de l’Adour. Près de 900 personnes y travaillaient. Il fallait les nourrir, on afferma donc la maison de Jean de Barre pour servir de cantine. Ce nom lui est resté et on en trouve encore trace dans les deux cadastres de 1810 et 1852. A la mort d’Arnaud Sallenave, le 14 vendémiaire an X (6/10/1801), la propriété revint aux consorts Labadie : Jeanne, Etiennette, Marie et Jean Baptiste, enfants de Marie Sallenave, sœur d’Arnaud et femme de Pierre Labadie capitaine de navires (le couple s’était marié dans la chapelle de Boucau). La maison est achetée le 30/7/1823 par Pierre Lacouture, entrepreneur de travaux publics et Marie Lallemand conjoints. L’acquisition est faite moyennant 4000 francs. Pierre Lacouture est né à Tarnos le 31/12/1787 de Pierre et de Marie Duboy. Il s’est marié à Tarnos avec Marie Lallemand. De cette union sont issues deux filles : Jeanne né le 5/8/1811, morte au Boucau le 12/12/1862 et Marie née le 25/4/1813 et morte à Madrid le 1/7/1868. 

Pierre Lacouture est conseiller municipal de Tarnos depuis le 14/3/1822, il est nommé maire de Tarnos le 15/11/1846, poste qu’il occupera jusqu’au 14/9/1857, date de sa nomination comme maire de Boucau. La commune de Boucau n'ayant pas de maison commune, c'est le logement du maire qui fera office de mairie. A sa mort au Boucau le 5/9/1874, il en est toujours le maire. Ce sont ses petits enfants, issus du mariage de sa fille Marie avec Jean Hilaire Chauvet qui se partagent sa succession. Il s’agit d’Hilaire Chauvet né le 3/3/1834 et d’Elisa née à Tarnos le 10/11/1838. Hilaire meurt célibataire le 17/4/1887 à Boucau. Tous ses biens reviennent à sa sœur Elisa qui s’est mariée à Madrid avec Lorenzo de Olave. Madame de Olave est morte au Boucau le 29/10/1928, ses enfants Mme de Tejada et Jean Leon Romain de Olave sont ses héritiers. La maison appartient actuellement aux héritiers du docteur Doit.


Ici à droite le portail d'entrée de la maison Cantine, plus loin l'hôtel de la Terrasse, avec devant la place Péri, où se tient le marché hebdomadaire

Sources: Site GBA, Archives notariales, Documentation personnelle

L'embouchure de l'Adour

L’embouchure de l’Adour, ne fut fixée à son endroit actuel, qu’à partir du 28 octobre 1578. Avant, elle vagabonda, jusqu’en 1310 environ, selon certains auteurs, elle se jetait à Capbreton, et à la suite d’une violente tempête, elle débouchait à Port d’Albret aujourd’hui Vieux-Boucau. De ce fait elle privait Bayonne de son débouché historique de Capbreton, c’est le marasme pour la ville. A cause du peu de profondeur du lit de l’Adour, les gros navires ne peuvent aller à Bayonne. Les Bayonnais s’en plaignent, d’abord à Charles VIII en 1491 (celui-ci ordonne une enquête qui fut vite abandonnée), puis à Charles IX en 1561. Le roi envoi Claude Grimal, dit le Capitaine Flayol sur les lieux, pour déterminer en quels points pourraient être fait un éventuel détournement. Son choix se porta sur le lieu-dit Trossoat, dans la paroisse de Tarnos, au niveau de la Maïsica, pratiquement au lieu où se jette le Bazé qui est un vestige de l’Adour ancien. Des travaux sont entrepris, mais le superintendant les arrête. Le 19 juin 1572, le Roi passe un contrat avec Louis de Foix, pour régler les conditions de la réalisation de la percée, qui devait permettre à l’Adour de se diriger vers la mer. A partir du Trossoat il a été prévu « la fermeture de la rivière sur 150 toises (290m), le creusement d’un canal de 900 toises (1800m) vers la mer ». Le travail, gigantesque pour l’époque, aboutit, malgré beaucoup de difficultés, et le 28 octobre 1578 le fleuve coulait droit sur l’Océan. De nombreux travaux furent nécessaires, pour entretenir l’œuvre de Louis de Foix. L’architecte et maître d’œuvre Bernard de Milhet, veillait sur « les caisses et les sables » de la digue et de l’embouchure.

Voici un plan de l'Adour vers la moitié du 18ème siècle
Source: BM Bayonne

En réalisant cette embouchure, Louis de Foix pensait faire une œuvre définitive, c’était sans compter sur les caprices de la nature, car l’Adour se refusait à suivre le chenal artificiellement imposé. Vers la fin du 17ème siècle elle s’était décalé de 600 m vers le sud, se jetant pratiquement à la Chambre d’Amour. Il faudra attendre la fin des travaux d’endiguement, vers la moitié du 18ème siècle, pour retrouver une situation normale. Dès la fin du 17ème siècle, on commença à construire des digues, pour résoudre deux problèmes, assurer la fixité de la passe et maintenir une hauteur d’eau suffisante. Les dépenses jusque-là assurées par la ville de Bayonne, furent prises en charge par l’Etat dès 1729.

Magdelon de Touros, directeur des fortifications de Bayonne de 1727 à 1739, est le promoteur du plan consistant à endiguer l’Adour sur les deux rives, avec des digues maçonnées pour remplacer celles installées par l’ingénieur Ferry qui étaient en charpente. Dès 1730, les travaux commencèrent, et en 1732 on avait construit le Havre du Boucau (La Cale) qui servait d’abri aux chaloupes des pilotes. En 1754 l’endiguement était pratiquement fini, la longueur de la digue nord était de 1230 toises (2398 m), celle de la digue sud était de 870 toises (1500 m). En 1787, quand il visite Bayonne, le voyageur anglais Young, dans son ouvrage « Voyage en France » ne cache pas son admiration pour le travail accompli. "C’est, dit-il, un ouvrage remarquable et d’utilité et qui a exigé de grands frais." L’investissement est de 4 millions de livres. Tous ces travaux étaient dirigés, par les directeurs des fortifications. 

Touros quand il était à Tarnos pour surveiller les travaux, logeait dans l’hôtel de la Direction au Boucau (l’ancien cinéma Terminus et actuellement Leader Price). Le 4/10/1771 Bernard des Costes D’Eyrinac, directeur des fortifications de la province de Guyenne et des Pyrénées, est décédé au Boucau, dans son hôtel de la direction.


Le chantier a nécessité une main d’œuvre considérable. En 1737 près de 900 hommes travaillaient sur l’ouvrage. Le quartier du Boucau était le lieu de résidence privilégié des entrepreneurs des travaux de la Barre. Paul Gaujet entrepreneur jusqu’en 1745, réside dans la maison de Joanichon (boucherie et pharmacie de la place Sémard). Son successeur François Morancy, originaire de La Rochelle, construisit la maison de Belair (château Majesté). En 1773 c’est Jean Laborde qui lui succède, il est enterré dans l’ancienne chapelle de la propriété.

La place Sémard (3)

La maison de Joanichon

Le 14/8/1714 Jean Estienne de Sallenave, Pilote Major du Havre et port de Bayonne, vend à Marie Lesbouyrie, veuve de Raymond Gardères la maison de Joanichon avec toute ses dépendances. Cette maison est ensuite achetée par Paul Gaujet le 5/6/1730. Les biens ont ensuite appartenu à François Morancy, puis à Jean Laborde, tous entrepreneurs des ouvrages de la Barre. Les enfants de Jean Laborde, François et Jeanne Scholastique se partagent sa succession. La maison de Joanichon et les maisons qui ont été construites autour sont héritées par Jeanne Scholastique. Le 15 prairial an 6 (3/6/1798) elle vend la propriété au descendant de Jean Estienne Sallenave, Arnaud Sallenave, qui est pilote major de la Barre. Après son décès, survenu à Tarnos le 14 vendémiaire an X (5/10/1801), les immeubles de sa succession sont partagés entre ses héritiers. Marie Françoise Sallenave épouse du notaire bayonnais Paul Duhalde, hérite de la maison de Joanichon. Leur fille Gracieuse, épouse un architecte Bayonnais Jean Guichenné. A sa mort ses enfants vendent le bien à François Laborde. La famille Laborde récupère ainsi ce bien qui va suivre le sort de la maison de Belair.

La maison de Joanichon est au fond, elle abrite actuellement une boucherie et une pharmacie.

La place Semard (2)

La maison de Belair est située place Sémard, il s'agit de la belle maison bourgeoise, dite maison Majesté.
Elle a été construite par François Morancy entrepreneur des ouvrages de la Barre au milieu du 18ème siècle. Lorsque Jean Laborde lui succède comme entrepreneur, vers 1773, la maison est devenue une belle maison bourgeoise. Vers 1790 il entreprend d’y reconstruire une petite chapelle, consacrée le 7/8/1790. D’ailleurs dans cette chapelle, transformée en appartements, à la fin de la deuxième guerre mondiale, on peut remarquer dans une pièce servant de buanderie, une pierre tombale portant le nom de Jean Laborde, décédé le 4 thermidor an 3 (22/7/1795). Son fils François, architecte aura deux enfants de son union avec Jeanne Godefroy : Auguste et Clothilde. Auguste Laborde est mort à Boucau le 16/12/1874. 


Sur cette carte on aperçoit la maison Belair à gauche et juste avant le toit de la chapelle


Auguste Laborde fut maire de Boucau après le décès de Pierre Lacouture, de 1874 à son décès. Il fut également collaborateur de la « Revue Gasconne » et publia ainsi toute l’œuvre de Jean de Lafontaine traduite en gascon bayonnais. Clothilde Laborde a épousé Achille Bonneton. De cette union sont issus : Emile, Eugénie et Auguste. Emile Bonneton succéda à son oncle comme maire de Boucau du 28/12/1886 au 6/5/1888. Auguste Bonneton fut longtemps l’animateur de l’Harmonie Bayonnaise. Eugénie Bonneton convola avec Dominique Lacoste. Leur descendante Clothilde Lacoste épousa Joaquim Fernandez Hermosa, elle est décédée à Boucau le 25/5/1937. Le couple n’ayant pas d’enfants, adopta Maria Teresa Fernandez Hermosa y Melchior qui épousa Luis Garcia San Miguel. Le couple vendit la propriété à Etienne Dufau dit « Boudou » rugbyman du Boucau-Stade parti jouer au XIII à Cavaillon avant 1940. La propriété est depuis dans les mains de ses descendants.


La maison Belair sous un autre angle de vue.


La place Sémard (1)

La photo date du début du 20ème siècle. Voici les différents commerces de droite à gauche.

Tout d'abord nous trouvons la Poste à l'emplacement actuel du salon de coiffure. La poste a été créée à Boucau en 1886 dans un local appartenant à MM Thubé et Destrac (actuel bar l'Estival) nous en parlerons à l'occasion de la mise en ligne d'une nouvelle carte. A partir de 1895 la poste change de local, car MM Thubé et Destrac veulent louer à un commerce plus rentable. Finalement c'est l'immeuble appartenant à monsieur Rogers qui est choisi, le loyer est de 400 francs par an, à la charge de la commune. En effet dans une délibération du 14/12/1894 on peut lire: " La commune s'étant engagée à fournir e local de la poste pendant 18 années, l'administration ne participera pas aux frais de cette location." Le bail a été conclu pour 9 ans à compter du 1/6/1895. Dans une délibération du 2/8/1903 nous apprendrons que la poste a déménagé pour un autre local, sans prévenir la municipalité, nous y reviendrons. On peut donc dater cette carte entre 1895 et 1903.

Le commerce suivant est l'épicerie Bayonnaise, la maison appartient à Jean Baptiste Destrac, vérificateur des poids et mesures, domicilié à Biarritz époux de Marie Lucie Sallenave et beau-frère de Jean Alexis Thubé. Le fonds de commerce appartient à François Gueraçague, marchand épicier, qui possède une épicerie similaire à Bayonne, 11 rue Poissonnerie. Dès 1914 c'est Paul Dupacq qui prend la suite du commerce. L'épicerie Dupacq fonctionnera jusque dans les années 1960.

On trouve en suivant la boucherie Bonpas tenue par Jean Bonpas, né à Saint Cricq du Gave. Il achètera la propriété du Pont-Neuf (située au-dessus du cimetière). Son fils Pierre Bonpas vendra Pont-Neuf à la famille de Saint-Etienne. Après la guerre de 1914 Isidore Camberabero sera le nouveau boucher pour de nombreuses années.

Le bureau de tabac existe à cet emplacement depuis très longtemps. A l'époque de la photo c'est Cyprien Latapie qui y est buraliste. Il est décédé au Boucau le 20/9/1912. Le 4/4/1913 le Courrier de Bayonne nous informe que Jean-Baptiste Celhay (buraliste à Saint Palais) succède à monsieur Latapie. Il n'est autre que le père de Maurice Celhay (né en 1911 à Saint-Palais), rugbyman célèbre de l'Aviron Bayonnais. 
Après l'impasse se trouve la maison de Milhet (actuel crédit agricole) au rez-de-chaussée la mercerie de monsieur Couret et à l'étage le salon de coiffure de Martin Cazenave qui va déménager et s'installer à la place du bureau de poste. En 1920 Martin Cazenave louera même, en plus, le premier étage de la maison.

Sources: Site GBA, Archives médiathèque de Bayonne (Courrier de Bayonne), documentation personnelle.


mardi 3 janvier 2017

La première église: les prêtres

Le premier curé de Boucau est Jean HAYET, il est nommé à la cure le 25/11/1866. Le 20/12/1870 il est remplacé par Jacques Henri LOUGE. Jean HAYET est né à Etsaut (64) le 27/3/1820, fils de Modeste HAYET et de Marie CARRERE. Il est le fondateur et premier supérieur du collège Saint François de Mauléon en 1849. Il est ordonné prêtre en 1850. Il est économe du petit-séminaire d’Oloron de 1855 à 1862. Il est nommé curé de Conchez de Béarn (64) en 1862. Le 25/11/1866 il est nommé curé de Boucau. Il quitte Boucau le 20/12/1870 pour la cure de Départ (64). En 1877 il devient aumônier des frères des écoles chrétiennes de Bayonne et professeur d’anglais au petit-séminaire de Larressore. Il est mort à Bayonne le 3/5/1886.
Sur le second curé, Jacques Henri LOUGE, je possède moins de renseignements. Il est né à Nay (64) le 15/7/1823, il est le fils de François Louge, tailleur d’habits et de Marie Bonneville. Il est nommé à la cure de Boucau le 21/12/1870. Il quitte Boucau le 28/2/1889 après avoir initié le projet de la nouvelle église. Il est nommé chanoine à la cathédrale de Bayonne. Il est mort à Bayonne le 3/8/1893.
Son successeur Jean-Pierre BERGEROT est né à Gurmençon le 12/5/1847, il est le fils de Jean Jérôme BERGEROT et de Marie Jeanne Scholastique BERGES. Il est nommé à la cure de Boucau le 1/3/1889. C’est lui qui va superviser les travaux de construction de la nouvelle église. Il est mort à Gurmençon le 29/11/1907. Il y est enterré dans le caveau familial. Son successeur sera Jean Ernest LOUSTAU.


Sources : Internet, GBA, Délibérations du conseil de fabrique de la paroisse de Boucau, Le courrier de Bayonne et documents personnels

lundi 2 janvier 2017

La première église

Quand la commune a été créée en 1857, il n’y a aucun bâtiment officiel : pas d’école, pas de mairie, pas d’église et pas de cimetière. Tout est à faire. Les réunions du conseil municipal se tiennent chez le maire (Pierre Lacouture) à la maison Cantine (maison du docteur Doit). On a loué une maison pour servir d’école. Les premières messes sont célébrées dans la chapelle de monsieur Laborde (maison Majesté sur la place Sémard). Les enterrements se font toujours à Tarnos.
On lit dans une délibération du 10/8/1862 que Pierre Lacouture (le maire) se propose de céder gratuitement à la commune une parcelle de 30 ares lui appartenant dans sa propriété dite de Junca. Il s’agit du vieux cimetière, l’église qui y sera édifiée, comme on va le voir plus loin, avait la porte d’entrée au niveau du porche actuel.
En 1864 une opportunité se présente, racheter l’église en bois d’Ustaritz. Voici les délibérations du conseil municipal à ce sujet :
Du 14/8/1864
" Lecture de la lettre du sous-préfet du 30 juin dernier par laquelle, il fait part au maire, d’une occasion qui se présente pour l’acquisition de matériaux propres à la construction d’une église provisoire, ce serait ceux de la chapelle que la commune d’Ustaritz avait établie il y a peu de temps pour lui servir pendant qu’on construisait une église. Monsieur le Sous-préfet s’en est entretenu avec Monsieur le Maire de cette commune, qui lui aurait dit qu’il serait disposé à vendre ces matériaux lorsqu’on aurait inauguré la nouvelle église, ce qui aurait lieu vers le mois de septembre prochain…
Le conseil autorise Monsieur le Maire assisté de Novion et Cazalis à se mettre en rapport avec Monsieur le Maire d’Ustaritz après avoir préalablement examiné les matériaux et procédé à une expertise contradictoire."
Du 11/9/1864
"Rapport verbal de Messieurs Cazalis, Novion et Lacouture qui avaient été chargés de se mettre en rapport avec monsieur le Maire d’Ustaritz après avoir préalablement examiné les matériaux et procédé à une évaluation contradictoirement avec ce dernier. Les délégués ci-dessus ayant fait une première visite ont reconnu que les matériaux composant la chapelle provisoire d’Ustaritz étaient propres à être démontés et réédifiés, et après avoir pris les dimensions, les ont évalués à la somme approximative de 2200 ou 2300 francs, la demande suivant la lette du Sous-Préfet du 30 juin dernier pourrait être d’environ 2500 francs. Le conseil autorise le Maire à arrêter le prix avec celui d’Ustaritz à la somme d’environ 2000 francs."
Du 25/9/1864
"Le 14 septembre après un examen détaillé des matériaux et en raison des frais de démolition et de transport nous évaluons la charpente, couverture, les planchers et solives de la tribune et du sanctuaire au plus à 2200 francs. Il fut arrêté que Monsieur le Maire d’Ustaritz ferait examiner de son côté, qu’il consulterait son conseil municipal le dimanche suivant 18 septembre et que le lundi 19 ou le mardi 20 il ferait une réponse à notre offre. Le conseil municipal ayant autorisé le Maire à accepter notre offre, le prix a été définitivement arrêté à 2030 francs payables en deux termes : le premier juillet 1865 1030 francs et le premier janvier 1866 le solde 1000 francs, sans intérêts."
Du 23/3/1865
"L’église est en bon état, le logement du desservant est assuré, le cimetière est d’une étendue suffisante et sera clos par une barrière provisoire en attendant qu’on puisse le clôturer en mur. Le conseil prend l’engagement de fournir les objets qui manqueraient à l’église."

Le 25 novembre 1866 Monsieur l’abbé Jean Hayet fut appelé au premier poste de curé qu’il conserva jusqu’en 1870. Le conseil de abrique était composé de sept membres :
Membres nommés par l’évêque : MM Laborde (vérificateur de douanes (Président) ; Lalanne propriétaire (tr ésorier) ; Loste capitaine.
Membres nommés par le Préfet : MM Bascazeaux Jean, Pambrun Jean-Baptiste
Membres de droit : MM Lacouture (maire) ; Hayet, curé (secrétaire).
Avec l'arrivée des Forges de l'Adour, la population de Boucau va s'accroître très rapidement nécessitant la construction d'une nouvelle église. Nous en parlerons une autre fois. 
Sources: Délibérations du CM de Boucau, documentation personnelle

Je fais suivre ici un lien avec un article concernant Hureous que j'ai publié sur mon autre blog Attrapemémoire. https://attrapememoi...