Visite de BOUCAU (1)

Pendant plusieurs articles je vais vous faire visiter Boucau, comme je l'ai fait pendant les journées du patrimoine.


La pierre du Trossoat

Fabriquée par Jean Baptiste BAULON (marbrier Boucalais).
Elle est inaugurée le dimanche 29/10/1978. Cérémonie initiée par Guy Grasset Président du Syndicat d’Initiative. Elle est érigée à l’emplacement où Louis de Foix construisit une digue de 150 toises (300 mètres) pour détourner l’Adour.

La ville de Boucau doit tout à l’Adour : son nom son développement géographique, économique et démographique.

Détournement de l’Adour :

Jusqu'en 1310 l’Adour se jetait à Capbreton. En fait il semble que l’Adour ait eu plusieurs embouchures, un delta en quelque sorte. L’embouchure de Capbreton se trouva obstruée par une tempête. Le nouveau Boucau fut établi  Port d’Albret.
C’est le marasme économique pour Bayonne dont le commerce était essentiellement basé sur l’activité portuaire. Les édiles Bayonnais n’eurent de cesse de demander au Roi une nouvelle embouchure.
Après plusieurs essais infructueux la ville fait appel à Louis de Foix
En 1572 Louis de Foix passa un contrat avec le Roi. L’ouvrage consistera à barrer le cours de l’Adour pour le détourner dans un canal construit jusqu'à la mer. Le barrage aura une longueur de 292 mètres, le canal fera 1750 mètres de long, et aura une largeur de 15 mètres, ce qui parait peu pour un fleuve comme l’Adour (compréhensible vu les moyens de terrassement de l’époque). 
Le 28/10/1578 la nouvelle embouchure est ouverte. Mais, tous les problèmes ne sont pas résolus. L’Adour divague surtout vers le sud au gré des courants qui transportent le sable. Elle se jette à la Chambre d’Amour au début du 18ème siècle (lac du Boucau à Anglet).
A partir de 1730, il est décidé d’endiguer l’Adour par des digues de maçonneries. Le travail fut gigantesque. La digue nord fait 2398 mètres et la digue sud 1500 mètres. Ce chantier a nécessité une main d’œuvre considérable (en 1737, 800 à 900 hommes travaillaient sur le site).



Boucau et l'embouchure de l'Adour en 1778 (carte de Cassini)

 La Cale :

Construite en 1732 pour abriter les chaloupes des pilotes. Sans les pilotes pas de franchissement possible de l’Adour. Les pilotes possédaient des chaloupes équipées de huit hommes. Ils étaient commandés par le chef des Pilotes « Le Pilote Major ». Ce titre est resté dans la famille Sallenave jusqu’en 1901.


Autrefois la Cale s’étendait sur la place du Boucau (Place Sémard). C’est la construction du chemin de fer en 1854 qui obligea les autorités à combler la Cale et à la reconstruire à son emplacement actuel.


Maison de la Direction, Terminus :

Elle était située à l'emplacement actuel du Leader Price. 

C’est la résidence des directeurs des fortifications: Magdelon de Touros, directeur de 1727 à 1737 est le plus connu.
Le 4/10/1771 Bernard des Costes Deyrignac, est directeur des fortifications de la province de Guyenne et des Pyrénées depuis 1763, il est mort au Boucau, quartier de Tarnos, dans son hôtel de la Direction. Il a été enterré dans la nef de l’église de Tarnos.
Cet hôtel était la propriété des entrepreneurs des travaux qui le mettaient à la disposition des différents directeurs.
Dès 1730 c’est Paul Gauget qui est le premier entrepreneur. En 1745 François Morancy achète la charge, ainsi que les propriétés. En 1773 Jean Laborde est le nouveau propriétaire. La propriété reste dans la famille jusqu'en 1923 où les héritiers vendent à Mr et Mme MARCADE l’hôtel et le cinéma Terminus.


Si l’hôtel existe à cet emplacement depuis le milieu du 19ème siècle pour le cinéma c’est plus récent. Dès 1912 les premières séances de cinéma sont données en plein air à Boucau. Le 18 février 1914 c'est l'ouverture du cinéma Terminus.
Le 22/3/1931 c’est la projection des premiers films parlants. A cette époque il y a deux cinémas à Boucau ; Le Terminus et le Fémina. L’Apollo sera construit plus tard comme nous allons le voir.

Le monument aux morts :

En 1922 le monument aux morts a été construit à cet emplacement. Il sera déplacé dans les années 1950 à l’endroit actuel.

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